SeneRap: les producteurs locaux

SeneRap: les producteurs locaux
Un autre producteur assez actif se trouve être Philippe Monteiro. Il apparaît pour la premiére fois avec l'album de Jef-J (Benn benal-1997), et confirme ses talents avec celui de Domou Jolof (la banlieue attak-1997), le tout avec des beats assez groove. Par la suite, il enchaînera avec Peace and Peace (diam ak diam-1998), et la même année, il se paiera une collaboration avec PBS (deux titres dans l'album Wakh Feign). Il a également participé, toujours en 1998, à l'album Xalima de Daara J, pour lequel il s'est chargé de la pré-production de trois titres. Et en 1999, deux autres crews auront profité de ses services : Ndiaf-a-ngara (Ayoo) et BBC (Thioukouly). Dans le passé, il avait également collaboré avec VIB, à l'époque où celui ci était encore un des rois de l'underground dakarois (P. Monteiro n'est en effet pas présent sur le récent album de VIB Roots and radical, sans doute la meilleure sortie hip hop de cette année 1999).

Mouss Diouf lui, dés sa premiére production, aura réussi un coup de maître, puisque c'est à lui qu'on doit le son si brut et si reconnaissable de l'album de Yatfu («Fenku Yatfu-1998). Par la suite, ses beats assez épurés profiteront à Da Brains (Da brains-1998), puis à Black Mbolo (Wadiour dou morom-1999). Tout aussi prometteur, Fons Ndour, qui fut l'architecte musical de l'excellent Wa BMG 44 (Ji hard'kor-1998), puis de Gestu Gi (Lou doy waar-1999). Et puisque «charité bien ordonnée commence par soi même, il s'est lui même auto-produit pour son album solo (Yaryo nakk-1999). Certes ce ne fut pas un album 100% hip hop (s'y trouvent en effet mélangés hip hop, mbalax, soul, salsa, etc.), mais on peut quand même y trouver des sonorités assez intéressantes. Quant à Frank-Habib-Vincent, trois productions à son actif : le remarquable second album de P. Froiss (Affair bou graw-1997), puis la deuxiéme production de Jant Bi (Bop sa bop-1997), et enfin Diwan J (album éponyme Diwan J-1999). Aziz Dieng, bien que depuis longtemps présent dans le milieu hip hop (c'est dans son studio Midi Music que bien des maquettes auront été conçues, et même quelques albums dont les premiers PBS, P.Froiss ou Daara J), ne s'est cependant lancé que depuis peu dans la production : quelques titres dans le second album de Black Mbolo (Wadiour dou borom-1998), puis l'essentiel du second Domou Jolof (Bataaxal-1999). Quant à Robert Lahoud, par ailleurs producteur trés actif au sein de la musique sénégalaise (de nombreuses collaborations avec Coumba Gawlo, Cheikh Lô, Souleymane Faye, etc.), il s'est permis une incursion dans le milieu hip hop, du fait de sa participation au premier album de Black Mbolo (Mbindan dou diam-1997). Néanmoins, il n'y eut pas de suite, puisque l'expérience ne fut pas renouvelée.
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# Posté le mardi 09 août 2005 09:10

SeneRap: les producteurs locaux

SeneRap: les producteurs locaux
Un autre producteur présent depuis le début se trouve être Tonton Mac, peut être le Dr Dre sénégalais, tant il est vrai qu'il présente une double casquette de MC et de producteur. Il fut un des deux MC's du Sunu Flavour, et depuis l'éclatement de ce crew (survenu au début de cette année 99), il poursuit une carriére solo. Il a toujours produit les musiques du Sunu Flavour (les trois albums Bi Boor-1995, Nell Fess-1996 et Togne-1997), ainsi que son premier album solo (Saloum Ghetto-1998). Sa premiére production hors Sunu Flavour date de 1997, avec notamment Boul N Baî (Mama Africa). Ensuite, ce fut avec les deux volumes de la compilation Petits fréres-(1997), véritables pépiniéres, puisque sur les 13 crews ayant participé à ces compil, 5 ont par la suite mis sur le marché leurs propres productions (Bamba J. Fall, Soul B, African Mbolo, Ndiaf-a-ngara et tout derniérement Leer gui). Ce sera par contre véritablement lors des années 1998 et 1999 que ses talents de producteur vont exploser, puisque pendant ces deux derniéres années, d'innombrables productions vont porter sa griffe, et pas des moindres. C'est le cas par exemple pour la bombe Rap'adio (Ku weet sam sa boppa-1998), premier d'une longue série. Ensuite, Alif (Viktim-1998), Bamba J. Fall (Gem ak Jef-1998), Ndiaf-a-ngara (Ayoo-1999), Da Fugitivz (Fu 4 life-1999), la compilation D-Kill Rap (1999), et pour finir le dernier P.Froiss (Ah Sim-1999). On remarquera au passage la grande variété de ses productions et du même coup de ses collaborations. Sunu Flavour, son posse d'origine, était par exemple champion dans les crossover et les ballades amoureuses, alors même que Rap'adio, grand défenseur de l'underground, se fait lui le champion du hardcore (pour la petite histoire, rappelons que Rap'adio s'en prend au crew de Tonton mac dans le titre Xibaru underground, ce qui n'a quand même pas empêché leur collaboration !). Quoiqu'il en soit, il est incontestable que tonton mac est ce jour le producteur le plus actif de la scéne hip hop au Sénégal, une quinzaine d'albums portant sa signature. D'ailleurs il est aujourd'hui un producteur complet, puisqu'il a également monté son propre studio (Sunu studio), dans lequel sont enregistrés, mixés et réalisés tous les albums qui portent sa griffe. Et performance assez remarquable pour que nous insistions là-dessus, il intervient à toutes les étapes de la chaîne de production (prises de voix, composition musicale et arrangements, mixage, etc.). Et même s'il entend poursuivre une carriére solo (lui et son acolyte Doctor Mac s'étant en effet séparés, au grand dam des fans du Sunu flavour ), il y a fort à parier que c'est sa carriére de producteur prendra le pas sur tout le reste. Les paris sont en tout cas ouverts ...
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# Posté le mardi 09 août 2005 09:08

SeneRap: les producteurs locaux

Par Alpha Dia


On parle souvent des MC's sénégalais, mais pas toujours de leurs architectes musicaux. Or il est incontestable que ceux ci ont eux aussi contribué à l'édification du temple Hip Hop au Sénégal, autant par la quantité que par la grande qualité de leurs productions. Aujourd'hui, on ne compte pas moins d'une dizaine de producteurs installés à Dakar, entre lesquels se partage l'essentiel de la production locale.

Le tout premier (chronologiquement parlant) de ces producteurs a pour nom Daniel Gomez. Il a participé activement au tiercé historique du hip hop sénégalais, à savoir le premier Positive Black Soul (Boul fale-1994), le premier Daara J (album éponyme Daara J-1995), et le premier P.Froiss (Wala wala bok-1996). Il s'est fait par la suite plus discret, puisque depuis, il n'a participé qu'à trois autres albums : il a notamment produit un titre pour PBS dans Sénérap 1 (1997), puis un second dans l'avant dernier P. Froiss (Affair bou graw-1997), et enfin cinq autres pour Da Brains (Da Brains-1998). Il s'est peut être éloigné du rap pour des raisons d'opportunité, dans la mesure où bien avant ses collaborations avec des MC's de la place, il avait monté son propre groupe musical, avec des sonorités assez éloignées du hip hop. Dés lors y a t-il lieu de considérer que le temps lui fait peut être défaut pour être davantage présent au sein de la scéne hip hop.
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# Posté le mardi 09 août 2005 08:32

Daara- J RETOUR A LA PAGE PRINCIPALE "MUSIQUE SÉNÉGALAISE"

Daara- J RETOUR A LA PAGE PRINCIPALE "MUSIQUE SÉNÉGALAISE"
]Daara J
RETOUR A LA PAGE PRINCIPALE "MUSIQUE SÉNÉGALAISE"

Extrait d'un article du quotidien le Soleil : "Exodus de Daara J Entre Edith Piaf et le ragga "Mettons nous au travail", tel est le thème choisi, cette année, par le groupe de rap Daara-J. Un appel que les trois "posses", Fada Fredy, Lord Aladji Man et Ndongo D lancent à tous les Sénégalais sans exception. Les rappeurs en ont fait l'annonce, mardi après midi, lors de la conférence de presse de lancement de leur nouvelle cassette titrée "Exodus" dont la sortie est prévue demain. Cet opus comporte huit titres teintés de sonorités ragga, soul et rap. Un style que le groupe affectionne particulièrement depuis son premier album. Dans la nouvelle cassette de Daara-J, on retrouve de nouveaux morceaux tels que "Sign up", "Maag Daan" et "Ghetto" tirés de compilations réalisées avec des groupes européens. Le titre-phare, "Exodus", est une reprise d'une chanson d'Edith Piaf, mais les rappeurs y ont mis leur feeling et des sonorités wolof. "Nous croyons au rap, à l'impact qu'il peut avoir sur la société", explique Ndongo D. Des causes comme la paix, la justice et l'équité constituent les thèmes développés dans cet album. Un album qui a vu le jour après une longue tournée en Europe qui avait mené le groupe en France, en Belgique, en Espagne, etc. Cette tournée a permis au groupe de participer à la douzième édition de l'Africa Festival de Würzburg (Allemagne) avec des artistes comme Youssou Ndour, Hugh Masekela, Le Go de Kotéba, Andy Brown..., mais aussi de signer, en mars dernier, un contrat de deux ans avec le label BMG pour la sortie de deux disques. "C'est une grande opportunité pour Daara-J, cela prouve que le rap sénégalais gagne du terrain". Des ingénieurs comme Bouba Ndour de Jololi, le bassiste Habib Faye du Super Etoile et des Européens ont participé à l'élaboration de certains titres. En tant que citoyens, les leaders du groupe lancent un appel au travail au gouvernement de l'alternance : "Ligueey town bi"(développer le pays), lance Lord Aladji Man. Ils espèrent que cet appel sera entendu car le pays a besoin d'un changement de mentalité sur tous les plans. Les rappeurs de Daara J. espèrent aussi travailler avec un grand producteur jamaïcain en 2001 car, précisent-ils, leur style de rap est tellement teinté de ragga qu'ils aimeraient l'approfondir. Les trois "posses" ont fait plusieurs play-backs très appréciés par les "fans" et d'autres "rappeurs qui ont tenu à participer à la conférence. "Nous laissons le public sénégalais juger le produit. Rendez-vous jeudi pour une communion avec le hip hop" , a balancé Lord Alaji Man en guise de conclusion
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# Posté le mardi 09 août 2005 08:23

Sama Flavor

Sama Flavor
Les meilleurs productions tout dernièrement sortis sur le marche sont passes par les mains de Tonton Mac. Tonton Mac a divorce de son ancien groupe Sunu Flavor pour ensuite créer à Sama fFavor qui a signe 5 ans avec le Label Discover. Selon le quotidien « Le soleil », l'enregistrement de leur nouvel album « Dormu Daanu » a coûté 15 millions de FCFA (environ 20 000 $) ce qui est beaucoup plus que ce que les rappeurs sénégalais espèrent réaliser en chiffre d'affaire un jour de leur vie. L'album a 18 sons tel «No woman no cry » et plusieurs anciens sont comme « histoire sans fin » et « Nel fess ».
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# Posté le lundi 08 août 2005 12:33