Mouss Diouf lui, dés sa premiére production, aura réussi un coup de maître, puisque c'est à lui qu'on doit le son si brut et si reconnaissable de l'album de Yatfu («Fenku Yatfu-1998). Par la suite, ses beats assez épurés profiteront à Da Brains (Da brains-1998), puis à Black Mbolo (Wadiour dou morom-1999). Tout aussi prometteur, Fons Ndour, qui fut l'architecte musical de l'excellent Wa BMG 44 (Ji hard'kor-1998), puis de Gestu Gi (Lou doy waar-1999). Et puisque «charité bien ordonnée commence par soi même, il s'est lui même auto-produit pour son album solo (Yaryo nakk-1999). Certes ce ne fut pas un album 100% hip hop (s'y trouvent en effet mélangés hip hop, mbalax, soul, salsa, etc.), mais on peut quand même y trouver des sonorités assez intéressantes. Quant à Frank-Habib-Vincent, trois productions à son actif : le remarquable second album de P. Froiss (Affair bou graw-1997), puis la deuxiéme production de Jant Bi (Bop sa bop-1997), et enfin Diwan J (album éponyme Diwan J-1999). Aziz Dieng, bien que depuis longtemps présent dans le milieu hip hop (c'est dans son studio Midi Music que bien des maquettes auront été conçues, et même quelques albums dont les premiers PBS, P.Froiss ou Daara J), ne s'est cependant lancé que depuis peu dans la production : quelques titres dans le second album de Black Mbolo (Wadiour dou borom-1998), puis l'essentiel du second Domou Jolof (Bataaxal-1999). Quant à Robert Lahoud, par ailleurs producteur trés actif au sein de la musique sénégalaise (de nombreuses collaborations avec Coumba Gawlo, Cheikh Lô, Souleymane Faye, etc.), il s'est permis une incursion dans le milieu hip hop, du fait de sa participation au premier album de Black Mbolo (Mbindan dou diam-1997). Néanmoins, il n'y eut pas de suite, puisque l'expérience ne fut pas renouvelée.