Daara J.sénégal hip hop

Daara J.sénégal hip hop
« Dans notre musique, la mélodie est toujours le point de départ ».

La musique est le point de départ de toutes les aventures humaines dignes de ce temps. Bruit de la marche et du soulèvement des esclaves, bruit des ventres affamés, bruit du dieu Cola qui fait clic puis clac pour libérer ses bulles. Réveille-toi mon frère, écoute le son de mes mots qui s'entrechoquent, je pars en impro pour déchirer ton si-ècle décharné, exsangue comme mangue pelée. OK FRED rentre dans la danse pour te présenter Daara J., original hip hop from Dakar, dans une langue originale H.I.P. H.O.P. ! "A leur débuts, faute de moyens, cela signifiait rapper sur quelques instrumentaux de rap français ou américain compilés sur une K7, quand ce n'était pas avec le seul soutien d'un beatbox ou de quelques percussions. En ce cas l'un d'entre eux chantait les parties mélodiques. (...) « Si La Vie N'est Pas Belle » commence ainsi par une harmonie empruntée à la musique zoulou ; « Boomrang » par une mélodie traditionnelle mandingue et pour l'occasion, Rokia Traoré, l'une des plus grandes divas de la musique malienne leur donne la réplique. Mais la musique africaine, ou plutôt les musiques africaines, ne sont qu'une des multiples composantes du son Daara J, au même titre que le rap français ou américain, le reggae, le roots ou le dancehall, la soul, le funk ou encore la musique cubaine."
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 08 août 2005 12:27

Duggy tee: «J'ai été et je resterai Positive black soul»

Duggy tee: «J'ai été et je resterai Positive black soul»
Duggy-tee.

Le rappeur sénégalais, Amadou Barry alias Duggy-Tee, a confié au correspondant de l'Aps au Maroc, qu'il est resté le même, martelant à ce sujet «Positive black soul j'ai été, Positive black soul je resterai». Dans une interview, accordée en marge d'un concert, samedi dernier à Casablanca, il a dit qu'il n'a pas changé, malgré sa séparation avec Didier Awady, l'autre membre fondateur du groupe.



Après plus d'une douzaine d'années passées ensemble, les deux chantres du hip hop sénégalais se sont quittés. Une rupture définitive au regard de leur carrière musicale qui se poursuit séparément et sans encombres. Duggy Tee précise que le divorce du Pbs s'inscrit dans la logique de l'évolution personnelle. Il souligne que cela peut être imputable au mouvement hip hop sénégalais, lequel évolue à son rythme, celui de la question de moyens.



«On a le talent, l'imagination et la capacité de s'adapter à l'évolution du show biz international, malgré les maigres moyens», souligne-t-il. Il a déploré le fait qu'«aucune aide n'est accordée aux rappeurs ou à leur musique qui est pourtant la plus écoutée par la jeunesse, espoir de demain». Toutefois, estime Duggy-Tee, le Sénégal garde jalousement sa place de leader du hip hop africain. «D'ailleurs, a-t-il signalé, il y a de plus en plus de studios qui permettent même à des rappeurs de la sous-région de venir enregistrer leurs produits à Dakar».



«Toujours est-il que les studios prolifèrent, mais c'est la même chose qui se reproduit alors que nous avons besoin d'infrastructures plus huppées à l'instar de celles européennes ou américaines», a ajouté Duggy Tee dont son album Nguëm est symbolique de la situation qu'il déplore. Sorti en mai dernier, ce premier opus d'une trilogie est composé d'une dizaine de chansons. C'est l'un des rares albums de rap, de ces dix dernières années, qui ne compte aucun featuring (duo).



Amadou Barry alias Duggy Tee a composé lui-même cet album, enregistré dans des studios dakarois. Hormis la guitare électrique, tous les instruments ont été joués par le rappeur lui-même. Humble, Duggy Tee avoue : «plus je reste dans la musique, plus j'ai envie de découvrir pour mieux faire». «Je compose mes chansons moi-même de la façon la plus naturelle», ajoute le rappeur qui dit qu'il n'aime «pas trop philosopher». «Je fais des textes simples parce que je veux qu'ils soient également accessibles aux personnes qui ne sont pas adeptes du rap. C'est là véritablement que le message passe», précise-t-il.



Aujourd'hui, Duggy Tee dit vivre la musique avec foi, souhaitant que la musique soit davantage destinée au monde entier. D'où, rappelle-t-il, son option de chanter en wolof, en français et en anglais. Selon lui, dorénavant le rap à la sénégalaise est fortement ancré dans le patrimoine musical national.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 08 août 2005 12:20

la place du rap senegalais en afrique et dans le monde

La place qu'occupe actuellement le rap sénégalais, en Afrique et dans le monde, n'est certainement pas le fait du hasard. Cette position des rappeurs sénégalais est, en effet, due au dynamisme des groupes de rap et à la fougue de la jeunesse sénégalaise.

Après les exploits de Positive Black Soul, Daara-J ou Pee-Froiss entre autres, des groupes qui ont fini d'exporter le rap made in Senegal partout dans le monde à travers des tournées et des productions sur les plus grands podiums internationaux, c'est autour des férus de l'Internet de mettre sur pied un site web pour « vulgariser davantage le rap sénégalais » et « exporter cette musique plus loin, à travers le monde ».

Cheikh Bakhoum et Lamine Sow alias Nabyl, deux jeunes passionnés, âgés tous deux de 22 ans, viennent de mettre sur pied un site Internet, senehiphop.com, exclusivement destiné à la promotion du rap sénégalais. « Le rap sénégalais est parvenu à prendre une place importante en Afrique et dans le monde, il est présent partout, ainsi ce site est notre contribution à son rayonnement », explique Nabyl diplômé en agronomie et concepteur du projet.

Nabyl et Cheikh Bakhoum (étudiant sénégalais à Paris), « très doué en informatique », se sont connus grâce à un autre ami de Nabyl. « Dès que nous nous sommes rencontrés, j'ai vite su que c'était le gars qu'il me fallait », affirme Nabyl. Mais, selon ce dernier son nouvel ami voulait lui faire un site à lui seul, ce qu'il a refusé préférant un site destiné à l'ensemble des rappeurs sénégalais. Son véritable rêve en fait. Cheikh souscrit alors au projet de son ami. En deux mois de cheminement des deux « kids », senehiphop.com fait son apparition sur la toile et cela sur fonds propres des deux compagnons.

Le site senehiphop.com ne constitue pourtant que la première étape de l'ambitieux projet de Cheikh et Nabyl. En effet, ils comptent mettre sur pied une maison de production, de faire des co-productions et de trouver un véritable design pour senehiphop.com. Concernant la maison de production, Nabyl affirme avoir déjà entamé les démarches. Présentement, les promoteurs de senehiphop.com ont initié une série de contacts avec les têtes d'affiche du rap sénégalais dont Didier Awadi du Pbs-radical. Ce dernier auréolé de son titre de lauréat du Prix Rfi musiques du monde 2003, pourra être le premier à ouvrir le ban avec la rubrique des interviews que prépare les passionnés du Hip-Hop. Une manière de rendre hommage à celui qui, le premier au Sénégal, a fait du rap une « religion ».
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 07 août 2005 12:11

Au commencement était le rap

Au commencement était le rap
L'efflorescence du rap a été tellement rapide que la plupart n'ont pas senti le mouvement venir, jusqu'à ce que Dakar, aujourd'hui, devienne le troisième pôle mondial du hip-hop, après les Etats-Unis et la France. Le rap surgit au Sénégal dans un contexte particulièrement explosif. En effet, nous sommes en 88 lorsque les premiers groupes de rap font leur apparition dans le paysage musical sénégalais. Cette année marque les premières manifestations de violence post électorale dans le pays depuis 1963. C'est la première fois depuis cette date que l'on voit des masses impressionnantes déferler dans les rues de Dakar pour réclamer des changements. Nous sommes dans une société mouvante, en proie à des bouleversements, une société en crise dont le bouillonnement politique n'est que la partie visible.


'Nous ne sommes ni le Ps ni le Pds, nous sommes le Pbs' – Positive Black Soul


Une musique qui traduit le malaise politique et social Le front social, comme on dit, est en pleine effervescence. Les conditions de vie des populations se sont dégradées en dépit des multiples politiques d'ajustement imposées par les institutions internationales. Alors qu'au sommet, c'est l'immobilisme politique le plus total. Et ce, malgré que nous soyons dans un des rares pays de la sous-région, et même africains, où le multipartisme intégral a été institué depuis 1983.
Cette origine politique s'est traduite dès les premiers textes de rap. Le cri de guerre du premier groupe de rap sénégalais, le Positive black soul (Pbs), n'était-il pas : « Nous ne sommes ni le Ps ni le Pds, nous sommes le Pbs » - le Ps et le Pds étant les partis en conflit. Le Pbs entendait par là signifier l'émergence d'un autre type de discours, en sus de celui des politiques. Toute la thématique du rap qui sera déclinée depuis ce jour sera solidaire de cette démarcation de la politique comme élément de définition. Mais cette démarcation de la politique (politicienne) mettra les rappeurs en posture de jouer aux vigies de la société, promptes à dénoncer les moindres écarts de conduite. Cette dénonciation finira par embrasser tous les domaines de la société sénégalaise :du religieux au social.


L'alternance de la « génération sacrifiée ».

Au fil des années, le rap ne va plus adopter cette position de démarcation, mais va prendre ouvertement parti dans le débat politique. Il deviendra plus engagé. À la veille des élections ayant conduit à la première alternance au Sénégal, un des ténors du rap sénégalais, Gunman Khouman, du Pee Froiss, pouvait se permettre de déclarer « qu'il arrivera un jour où le peuple ira à l'assaut du palais de la République pour la saleté qui le gangrène ». En accédant à la dignité de tribun de la République, au point que pour beaucoup, le rap a été déterminant dans la première alternance politique du Sénégal, en 2000, les rappeurs sénégalais manifestaient, au sens propre du terme, l'émergence d'une nouvelle citoyenneté, différente de celle à laquelle nous avaient habituée les groupes partisans. De fait, l'émergence du rap est consubstantielle à celle de la société civile. Mais d'une société civile de jeunes. En cela, le rap se confond avec l'aspiration du peuple sénégalais à réclamer de meilleures conditions de vie. En effet, nous sommes dans une société constituée en majorité de jeunes, près de 75 % de la population a moins de 25 ans. Dans une société traditionnellement gérontocratique, le rap consacre l'irruption de la jeunesse dans les débats de société. Le mot d'ordre du Pbs des années 98 n'était-il pas « wax feign » (terme qui est passé dans le langage ordinaire !) ; ce qui signifie proprement « parler, c'est se dévoiler ».

Dans ces années de crise, c'est « la génération sacrifiée » (titre contenu dans une compilation sortie en 2000, à quelques mois des fameuses élections présidentielles) qui élève la voix par le canal du rap.

Pour la plupart, ces jeunes sont des déjections de l'école, qui a été la première à sentir les effets drastiques des politiques d'ajustement, ou encore des jeunes qui n'ont pu se sortir du bourbier universitaire, du fait des conditions de dégradation du système scolaire dans les années 90. On remarque que les premiers rappeurs au Sénégal ont commencé à rapper à l'école. Que ce soit le Pbs, le Pee froiss, ou encore le Daara J., ces « possee» ont pris naissance dans les enceintes des lycées de Dakar. Ce thème de l'école, perçu maintenant comme un cul-de-sac, et non plus comme un facteur de réussite, comme c'était le cas pour les générations précédentes, est récurrent dans le discours des premiers rappeurs.
Ce sont donc des jeunes qui ont grandi dans l'atmosphère de contestation qui couvait dans les écoles_ qui a connu son point culminant avec la première année blanche de l'histoire de l'école sénégalaise _ et qui a fini par se répandre dans toutes les couches sénégalaises. Une rupture avec la musique d'inspiration traditionnelle sénégalaise, comme le mballakh Mais la particularité des rappeurs dans ce climat d'effervescence générale est d'avoir porté la contestation à un niveau jamais encore atteint. Le style particulièrement corrosif du rap contrastait avec le style ampoulé de leurs collègues des genres musicaux traditionnellement connus au Sénégal. Il faut dire que jusque-là, à quelques exceptions près, la musique était l'affaire d'une caste, celle des griots. Or, traditionnellement, ceux-ci sont des musiciens de cour, spécialisés dans la louange des puissants de ce monde. Leur imaginaire renvoie à une société monarchique plutôt qu'à une République. Dès lors, ils se sont mués en laudateurs des politiques, distributeurs de prébendes. Ils ne sont pas réceptifs à ce nouveau style musical venu des États-Unis, quoiqu'il ait existé au Sénégal des genres musicaux assez proches du rap. Paradoxalement, ces genres comme le « taakhuraan », le « xaxar », le « toolé », le « taasu », ou le « bakk » ont tous une charge polémique, monarchie oblige. Chose remarquable, les prédécesseurs des rappeurs dans le champ musical sont tous de la caste des griots, Youssou Ndour, Thione Seck, Baaba Maal, pour ne citer que ceux-là. À l'inverse, la culture scolaire des rappeurs les porte, dans cette société en crise, à accompagner l'émergence de la citoyenneté. « Je suis la bouche de ceux qui n'ont point de bouche », dit Fada du Daara J., dans un pastiche de Césaire (Microphone soldiers). Il y a aussi que les rappeurs retrouvaient à travers leur art un fond d'oralité qu'ils partagent avec leurs collègues de la musique traditionnelle. On remarquera ainsi que la pratique du rap au Sénégal s'accompagne d'une recherche linguistique, surtout pour celui dit en wolof, la langue la plus parlée du pays. Au-delà de ce retour visant à la pureté de la langue autochtone (l'un des slogans les mieux partagés du ghotta rap en ce moment est bien : « Rap wolof moo raw » ; entendez « le rap wolof est le meilleur »), le rap sénégalais se fait ainsi la voix du peuple. Par là, le rap sénégalais se détachait des dérives « gangsta » du rap des grandes métropoles occidentales.

Le gardien des valeurs morales. Bien plus, le rap va se faire le gardien des m½urs dans cette société en déliquescence. Ce qui aura pour effet de lui attirer les faveurs du public, jeune et vieux. Il n'est pas rare de s'entendre dire que dans ce pays, il n'y a que les rappeurs qui disent la vérité. Pendant qu'au même moment, à force de faire dans la laudation, les musiques traditionnelles sénégalaises dévient subrepticement vers le salace et le culte du dieu Argent. L'été dernier a été l'occasion d'un clash frontal entre rappeurs et musiciens traditionnels. À ces derniers, les rappeurs sénégalais vont opposer l'esprit du hip-hop des origines. Celui des Grandmaster Flash. À l'instar des Lauryn Hill (forgive them father) à Passi, en passant par la Brigade (la Ière-pri), prière en argot, les rappeurs vont pousser le retour aux sources jusqu'à une thématique de type spirituel. Les tubes « 100 commentaire » du Rapadio, « Akhirou saman » (le jugement dernier) de Da Brains, ou encore « Boroom bi » du Daara J. dénotent ce reflux du spirituel dans le rap.

Une porte à la réussite sociale. Et pourtant les rappeurs ont ceci de commune avec les musiciens traditionnels, c'est qu'ils veulent de la musique un métier, l'école ne conduisant plus forcément à la réussite sociale. Or, Thione Seck, Oumar Pène, Yousou Ndour ou encore Baaba Maal, quoiqu'étant d'une culture foncièrement différente, représentent pour les rappeurs des exemples de réussite sociale par la voie musicale. En plus de la culture scolaire, les rappeurs sont pénétrés de culture télévisuelle et de culture médiatique en général. C'est la génération Fm. Ils ont pu, par le canal du tube cathodique, admirer les teen-agers de l'Occident se frayer la voie du succès par la chanson, mais surtout par la parole (le rap). « All we wanna be a super star », chante le Verbal Intellect Balistic (VIB), groupe de rap du quartier populaire de Rebeuss, en plein centre de Dakar. Le rap est ainsi pour ces jeunes un moyen de réussite sociale.

En 1999, on avait recensé pas moins de 5000 groupes de rap au Sénégal. Désormais, par le rap, les jeunes ont ainsi voix au chapitre dans ce pays. Aujourd'hui nombreux sont les rappeurs qui ont pu se faire une place au soleil au son de leur voix.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 03 août 2005 12:38

Cool-Art-Mc

Cool-Art-Mc
De son vrai nom Mactar MBAYE, COOL-ART-MC a l'air cool mais sait bien où il va. " Niawe ngemb raféet beuré ! " tel est son concept car le kid garde dans ses bagages des lyriks béton, à vous autres mceez, vous êtes prévenus pour le free confect.
COOL-ART-MC est entré dans le mouv' en 1997 avec un de ses potes BENN-ME, emboîtant le pas à ses grands frères rappeurs.
Entre 1998-2000 il intègre le krew Bideew Bi composé de Vieux MC, Henri avec deux maquettes à l'appui.
Patient dans l'art du Hip hop, COOL-ART-MC entame une carrière solo depuis 2000 en composant ses propres lyriks. Il tire de cette expérience une maquette " Galéru Hip hop " sortie le 05 mai 2004. Encadré par DJ EASY et le studio Phoenix, le cool MC projette de revenir en juin 2005 avec une autre maquette en attendant un opus d'ici deux ans.
Prenant le car rapide pour Royethia, COOL-ART-MC n'a pas oublié de lâcher son dernier mot :
" Le Hip hop Galsen est bien en marche. Mais les gens doivent surtout être animés de plus de passion pour le rap. Les plus expérimentés doivent mieux appuyer les débutants et les structures doivent aussi être sur place :
programme télé pour les 1-2 ground comme l'a fait CAR-RAP-ID ".
Big up !!!
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 03 août 2005 11:53